L’aboiement

Les chiens disposent d'un système de communication fascinant. Ils utilisent les moyens connus de la communication comme postures, mimiques, contacts, chimiques, et les vocalisations, à l'exception du langage articulé, domaine de prédilection de l'être humain. Cette remarquable capacité permet au chien de moduler très finement la nature des informations transmises.

Les aboiements sont identifiables.

Nous pouvons distinguer un « aboiement d'appel au jeu » de celui du gardien de son territoire, ou d'une vocalisation consécutive à de l'anxiété.

Les « aboiements d'alerte » qui font suite à la perception d'un bruit ou d'un mouvement en limite de territoire. Les « aboiements territoriaux » sont brefs, profonds, et font suite à une violation de territoire d'un individu (chien, chat, humain...).

Le hurlement a une fonction de communication entre deux sujets ou de groupes d'individus éloignés. Les « gémissements » et les « couinements » sont très souvent associés à la douleur, à la peur ou à la détresse. Ils accompagnent également certaines phases de jeu ou les rituels de soumission.

Le grognement est souvent émis dans un contexte de menace. Il survient également dans les jeux de combat. Dans ces conditions, ils sont modulés différemment et ne sont jamais associés à des postures et mimiques de menace.

Chaque vocalisation a une signification particulière. Elle dépend du contexte, de l'environnement, des déclencheurs présents. Elles peuvent être intenses, fréquentes, longues, courtes... La communication est codifiée, et permet à tout congénère de« comprendre » l'émetteur du message. L'homme doit être capable de distinguer ces comportements. Une erreur d'interprétation pourrait lui être fatale. Un grognement signale le niveau d'agressivité du sujet et doit toujours être considéré comme une alerte dont il faut tenir compte. Il montre que le seuil de sensibilité, du supportable, est atteint, et que la prochaine phase sera peut être l'agression !

Source : www.animalinfos.fr

...