Le réchauffement climatique et les puces

Depuis quelques décennies, on observe l'apparition en Europe de nombreux insectes jusqu'alors inconnus sous nos latitudes.
Des déplacements d'insectes ont certes été observés de tout temps, à la faveur des importations de bois ou de plantes exotiques, par exemple.
L'intensification du commerce et du tourisme internationaux n'a fait qu'accélérer ces migrations.
La nouveauté vient de ce que certaines des espèces transplantées réussissent, à partir de quelques têtes de pont, à coloniser leur nouveau milieu et à s'y installer durablement.
Sur les 35 000 à 39 000 espèces d'insectes recensées en France, quelques dizaines, font l'objet d'un réel suivi.
C'est trop peu pour tirer des conclusions définitives. Il n'empêche que les indices se multiplient et sont concordants : les insectes gagnent du terrain !
C'est le cas de papillons, de grillons, de la mante religieuse et autres lépidoptères, coléoptères, ...
Leur cycle biologique est, à tous les stades (œuf, larve, nymphe ou adulte), très lié aux conditions de température, d'hygrométrie, ...
C'est pourquoi, le réchauffement climatique, avec ses saisons plus clémentes, favorise le développement de certaines espèces.
De plus, chez les insectes ayant modifié leur aire de répartition, on note que la pression environnementale causée par les récentes variations climatiques provoque des changements génétiques rapides, dont une modification de la résistance au froid !
En pratique, nous l'avons très bien vu en 2011, avec un très grand nombre de chiens et de chats porteurs de puces depuis Novembre/Décembre, alors que traditionnellement, le nombre de cas en cette période était bien plus faible.
Tout comme l'été, il a fallu pour les propriétaires, traiter très agressivement, non seulement les animaux, mais aussi leur environnement, les habitations, les voitures, ..., afin de s'en débarrasser!!!
Du jamais vu !
La principale cause est un hiver peu rigoureux, et donc des puces non détruites par le froid. Le cycle biologique de ces parasites peut donc se poursuivre dans son environnement.
On voit donc que la responsabilité du réchauffement climatique est probable pour certaines espèces, entraînant des modifications à la fois géographiques et temporelles, mais elle n'est quand même pas scientifiquement établie de façon certaine.

Source www.animalinfos.fr

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