Reportage sur des chiens d'exception (Partie 2)

La formation avec son futur maître dure trois mois au cours desquels trois phases se succèdent :

  • La familiarisation avec l'obéissance et les relations inter-chiens et inter-personnel.
  • La mémorisation : reconnaissance des odeurs des produits explosifs (sept produits de base et leurs dérivés), la détection, la remontée à la source, le « fixer », l'interdiction des aboiements, des morsures et du grattage (en raison des risques de mise à feu).

Enfin la mise en situation du binôme qui consiste essentiellement en la lecture des attitudes, des réactions, des comportements.

Le travail d'un binôme est équilibré : le chien et le conducteur en assurent chacun la moitié. Le chien assure la détection grâce à son flair, le conducteur lui, donne le signal de la recherche et oriente. Les chiens restent en service opérationnel pendant six ans (voire neuf ans dans certains cas) et prennent ensuite leur retraite chez leur conducteur.

Selon le Brigadier Chef Bourge, le chef de la Brigade qui nous a reçu, le meilleur chien pour le type d'exercice exigé par le travail en brigade cynophile est le berger belge malinois : rustique, sans problème de conformation, malléable, très proche de son maître et doté d'une excellente mémoire. Il n'y a pas à priori de différences entre mâles et femelles dans l'exercice de leur travail.

En complément du binôme, un assistant technique intervient pour la gestion des échantillons de produits explosifs, l'entraînement des chiens et l'assistance du binôme en service opérationnel. Ainsi, lors d'un entrainement, l'assistant observe les réactions du chien afin de compléter la vision du conducteur et préciser l'analyse du travail.

Un maître-mot : jouer !

Toutes les activités des chiens de la Brigade sont placées sous le signe du jeu.
Que ce soit à l'entrainement ou lors des exercices réels de patrouille et de recherche dans l'aéroport, le binôme maître/chien reproduit en permanence une relation de jeu avec les paroles de motivation, les mots d'approbation et jusqu'aux récompenses : friandises et jouet favoris. 
Ce jouet, récompense en soi, devient aussi, par des jeux de lancer/rapporter, une façon de défouler, de dé-stresser le chien après un exercice qui demande toujours une concentration importante. 
Grâce à ces méthodes de travail et la proximité et la complicité qu'entretient le maître avec eux, ces chiens, très «professionnels», sont d'un remarquable équilibre, malgré l'intensité de leurs tâches.

Didier MARTIN

Source : www.animalinfos.fr

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